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Bienvenue !

Écrit par Stéphane JORET.

Note utilisateur:  / 2

Bienvenue !Pendant des années, j’ai improvisé à brûle-pourpoint des petits contes pour faire plaisir à ma fille et l'aider à trouver le sommeil. Parfois, avec son enthousiasme d'enfant, elle m'a encouragé à les rassembler dans un livre pour les publier. J'ai toujours trouvé cette perspective bien prétentieuse en regard de mes modestes productions. En revanche, lorsqu’en 2008 l'idée de créer un site internet pour y partager mes petites histoires a germé dans mon esprit, nous sommes tombés spontanément d'accord. Ainsi, pendant 5 ans, j’ai retranscris sur ce site quelques unes de mes historiettes, parfois illustrées par ma fille.

Depuis, elle a bien grandi et c’est désormais une jolie jeune fille. L’adolescence étant passée par là, notre rendez-vous du soir a disparu mais nos petits récits demeurent. Nous espérons tous les deux qu'ils vous plairont, à vous et à vos enfants.

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Une histoire pour votre enfant

Écrit par Stéphane JORET.

Note utilisateur:  / 0

Votre enfant aime particulièrement une personne, un animal, un jouet, un lieu ou autre chose encore ? Il souhaiterait un petit conte qui les mette en scène ? Via la rubrique « Contact », proposez-moi quelques uns de ces précieux ingrédients pour que je lui concocte une historiette. Si cela chatouille mon imagination, il sera parmi les premiers à la découvrir ici (pour peu que vous me donniez votre adresse mail). Évidemment, c’est gratuit donc sans garantie de résultat.

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Historiettes à l’école

Écrit par Stéphane JORET.

Note utilisateur:  / 0

Commission Scolaire des SommetsUn tout petit trait d’union est désormais tiré entre le vieux continent et le nouveau monde : certaines de mes historiettes (écrites en France) ont trouvé le chemin de l’école au Québec. En effet, la Commission Scolaire des Sommets les utilise pour des travaux pédagogiques avec les enfants.

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La vieille voisine

Écrit par Stéphane JORET.

Note utilisateur:  / 6

Il fait beau, c’est l’été, Nicolas est enfin en vacances mais il s’ennuie car ses copains sont déjà partis. En plus, c’est l’heure du goûter et il a faim, mais il n’aime pas les nouveaux biscuits que maman a achetés. Ne trouvant rien de mieux à faire, il joue sans grand intérêt avec son ballon en l’envoyant le plus haut possible. Lorsque le ballon rebondit sur le toit, une idée plus amusante lui vient : le projeter sur la toiture, au plus près du faîte, en veillant à ce qu’il ne bascule pas de l’autre côté de la maison.

Alors qu’il ajuste son tir, le klaxon d’un camion le fait sursauter. Le ballon s’en trouve catapulté dans le jardin de la voisine, une vieille femme qui lui fait peur et vit entourée de nombreux chats. Inquiet à l’idée d’affronter cette sorcière, Nicolas envisage d’entrer clandestinement chez elle pour récupérer son bien. « Maman n’aimerait pas ça » se dit-il. Discrètement, il la cherche et la trouve occupée à changer la couche de sa petite sœur qui vient de terminer sa sieste. « Oh ben là je suis tranquille un bon moment » se dit le garnement. Il file aussitôt chercher un escabeau dans le garage.

Il grimpe le long du mur de la voisine, s’assure qu’elle n’est pas là, enjambe l’obstacle et, prenant son courage à deux mains, saute de l’autre côté. Rapidement, il récupère son ballon et fait demi-tour. Il est alors attiré par un magnifique panier de fraises. Nicolas hésite, regarde autour de lui puis, cédant à la faim et à la gourmandise, en mange une. « Hmm ! Qu’est-ce qu’elle est bonne ! ». Du coup, il en avale quelques autres en éprouvant des difficultés à s’arrêter. A regret, il se résout pourtant à rentrer chez lui. D’un vigoureux coup de pied, il y expédie son ballon et s’approche du mur. Il constate alors qu’il est trop haut pour lui et que l’escabeau est resté de l’autre côté. Il scrute en vain le jardin de la vieille pour trouver une issue ou de quoi franchir le mur. Tout à coup, il découvre que la voisine était installée à l’ombre d’un saule et qu’elle le regardait depuis le début. Embarrassé, apeuré, du jus de fraise sur les lèvres, il est désemparé.

Contre toute attente, la vieille, d’habitude austère, se lève et s’approche de lui avec un grand sourire : « Elles sont bonnes mes fraises, hein mon petit ? Prends en d’autres si tu as faim ». Etonné, Nicolas la regarde sans réagir. Elle prend le panier et lui tend : « Vas-y, sers-toi, je viens de les cueillir ». Le garçon reprend ses esprits et quelques fraises en bredouillant « Merci ».

Avec gentille, la voisine propose à Nicolas de s’assoir à la table du jardin devant un bol de fraises et un verre de lait. Il accepte et elle bavarde avec lui pendant qu’il se restaure. Sa faim calmée, il déclare : « Merci Madame… heu… il faudrait peut-être que je rentre, maman va s’inquiéter ».

« Tu as raison, dit-elle, il ne faut pas inquiéter sa maman. Viens, je vais t’ouvrir la porte du jardin, ce sera plus pratique que d’escalader mon mur, ajoute-t-elle avec malice ».

Content de cette rencontre inattendue, Nicolas s’apprête à prendre congé lorsque la vieille dame lui donne un saladier plein de fraises : « Tiens, tu partageras ça avec tes parents et ta petite sœur. Mes petits enfants arrivent demain pour les vacances. Tu pourras jouer avec eux, si tu veux ».

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Le trésor de Yukatilan

Écrit par Stéphane JORET.

Note utilisateur:  / 1

Calme, le lac formait un miroir dans lequel les montagnes alentour se reflétaient. Comme chaque matin, malgré le froid, Paco était assis sur un rocher. Il contemplait la vue dans le silence. Derrière lui, l'indien entendit alors un vrombissement s’approcher à vive allure. On aurait dit un moustique en colère luttant contre le vent. Paco se retourna et vit un long cône de poussière. A sa pointe, fonçait un petit tricycle à moteur. Il venait droit vers lui. Dans un grincement de ferraille, le véhicule freina puis s’immobilisa.

Le conducteur, un colosse moustachu, ouvrit la fenêtre de son engin et interpella Paco.

- Hola l'homme, sais-tu où se trouve la cité de Yukatilan ?
- Connais pas.
- Tu dois bien le savoir, c'est une vieille cité inca tout près d'ici.
- Connais pas.

L’homme ouvrit la portière de sa pétrolette et en descendit. Il sortit de son manteau une carte. Il la déplia et la montra à Paco, en pointant un endroit du doigt.

- On est ici et Yukatilan est dans les parages. Tu sais fatalement où c’est. Une cité inca dans ce trou paumé, cela ne peut pas passer inaperçu.
- Connais pas.

Trouvant Paco idiot et ignorant, l’inconnu finit par abandonner et remonter dans l’habitacle de son tricycle. Il disparu dans une pétarade assourdissante et un nuage de fumée.

Le calme revenu, Paco repris sa contemplation. Peu de temps après, il entendit un bourdonnement grave et puissant approcher. Rapidement, il aperçu un énorme camion fonçant droit vers lui. Il s’arrêta bruyamment près de Paco. Ses roues étaient énormes, plus grandes qu’un homme. Un petit bonhomme maigre en descendit. En rajustant ses lunettes rondes et en caressant sa barbe grise, il s’adressa à Paco.

- Bonjour Monsieur, pourriez-vous s’il vous plaît me dire où se trouve Yukatilan ?
- Connais pas.
- Vous connaissez fatalement cette cité inca avec tous ses trésors, c’est une vraie merveille qui a été bâtie il y a plusieurs siècles.
- Connais pas.

Paco répondit invariablement la même chose qu’au précédent visiteur. Le petit homme finit par abandonner. Il remonta dans son monstrueux camion qui disparut au bout de la route en faisant rugir son moteur titanesque.

Paco resta là, devant son lac et ses montagnes. Il entendit alors des pas. Il se retourna et vit un vieil indien qui marchait doucement vers lui en portant un sac. Lorsqu’il fut près de lui, le vieil homme lui demanda s’il pouvait s’assoir sur le rocher, face à ce paysage extraordinaire. Paco accepta. Les deux hommes restèrent silencieux un bon moment. Paco parla enfin.

- Êtes-vous également à la recherche de Yukatilan ?
- Si vous me dites cela, c’est que d’autres sont passés avant moi. Ne s’agirait-il pas d’un moustachu costaud et d’un petit rabougri ?
- Oui. Savez-vous qui ils sont ?
- Le premier est un chercheur de trésors. Il ne s’intéresse qu’à une chose : s’enrichir, quelles qu'en soient les conséquences. Le deuxième est un grand professeur. Cet homme très savant aime à découvrir des trésors anciens. Lorsqu’il en trouve, il les emporte loin, dans son pays, pour les enfermer dans un musée. Il est heureux car, ainsi, tout le monde peut les admirer. Tout le monde sauf ceux à qui ces trésors appartenaient…
- Et vous ?
- Moi, je sais où est Yukatilan.
- Où est-ce ?
- Tu vois le petit village là-bas ?
- Oui, c’est le mien.
- C’est Yukatilan. Il y a quatre siècles mon ancêtre en était le chef. C’était alors une jolie ville. A l’emplacement de l’église actuelle, il y avait notre temple. Dans ce temple il y avait le trésor de Yukatilan. Mon ancêtre s’est enfuit avec et l’a caché pour le protéger. De père en fils, le secret s’est transmis jusqu’à moi. La prophétie dit que, le jour où les deux rapaces seront repartis bredouilles, le trésor de Yukatilan pourra retrouver sa place. Aujourd’hui les deux rapaces sont passés, je n’ai plus qu’à attendre qu’ils repartent.
- Mais c’est quoi ce trésor ?
- C’est un masque devant lequel on peut se recueillir pour y entendre des paroles de sagesse.
- Et où est-il ?
- Je le remettrai bientôt à sa place, en attendant, il est là.

Et le vieil indien sortit le masque de son sac.

Nous aimons bien...