vendredi, 24 novembre 2017
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Animaux

Dans ces histoires, il n'y a que des animaux.

Un éléphanteau bien enrhumé

Note utilisateur: 4 / 5

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Saturnin est un petit éléphanteau qui vit en troupeau avec ses semblables. Ce matin-là, il ne se sent pas très bien ; un peu fatigué, un peu ramolli ; alors il se dirige vers la rivière pour boire et se rafraîchir. Il a soif mais il doit patienter avant d’approcher la berge car les autres pachydermes l’occupent déjà. Aucun ne le remarque parce qu’il est trop petit ; il doit même prendre garde à ne pas se faire bousculer tant les éléphants s’ébrouent vigoureusement.

Une fois les grands amplement servis, il peut enfin mettre ses quatre pattes dans l’eau. « Comme elle est fraîche ! » se dit Saturnin, taraudé par la soif. Ragaillardi à la simple idée de se désaltérer après une longue attente, il plante sa petite trompe dodue dans le courant en laissant échapper un soupir de soulagement. Il tente alors d’aspirer l’eau, mais rien ne se passe : sa trompe est bouchée car il s’est enrhumé durant la nuit. Saturnin, à beau insister, il n’arrive pas à boire. En le voyant forcer vainement, ses copains se moquent de lui.

Triste et penaud, il veut retrouver sa maman. « Elle saura quoi faire » se dit-il. Dans le troupeau, il la cherche mais ne la trouve pas. Apercevant le mâle dominant du groupe, il s’arme de courage pour lui demander assistance, mais le colosse l’envoie promener. Assoiffé et fatigué par son rhume, Saturnin se sent de plus en plus mal. Tout seul au milieu des autres, il ère lamentablement.

Soudain, il aperçoit un visage familier : sa grande sœur est là ! Vite, il court jusqu’à elle et lui raconte son malheur. Elle l’écoute gentiment, le réconforte et l’emmène au bord de la rivière. Là, avec sa propre trompe, elle aspire l’eau fraîche et le fait boire, enfin.

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Une coccinelle assoiffée

Note utilisateur: 4 / 5

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Des élèves ingénieurs de l’École Centrale de Nantes ont réalisé un projet sur l'environnement sonore en partenariat avec la Fondation La Main A la Pâte. Une mallette pédagogique a ainsi été réalisée pour sensibiliser des élèves d'écoles primaires sur le bruit et ses impacts. Cette histoire a été enregistrée pour la circonstance en deux versions : avec des illustrations sonores gênantes et avec des illustrations agréables. Écoutez le résultat !

Version avec des illustrations sonores agréables



Version avec des illustrations sonores gênantes



C’est un bel après-midi de printemps. L’air est frais, rempli par le bourdonnement des insectes et le chant des oiseaux. Sous le ciel bleu, une verte prairie inondée de lumière danse, cajolée par les caresses du vent. Une coccinelle se pose sur un brin d’herbe qui ploie aussitôt sous son poids. L’animal a soif. La goute d’eau qui brille au bout de la tige verte capte son attention. La bête à bon Dieu s’en approche pour se désaltérer. Le brin d’herbe sur lequel elle marche tremble, se plie davantage à chaque pas. Craignant de tomber, elle ralentit l’allure. Aussi prudente soit elle, plus elle approche de la goutte d’eau, plus le plancher de verdure penche vers le sol. Alors qu’elle la touche presque, la goutte d’eau finit par se détacher et tomber. Libéré de cette masse, le brin d’herbe se redresse brusquement et catapulte la coccinelle. Tout se passe si vite, et sa déception est si grande, que la bestiole n’a pas le temps d’ouvrir ses ailes. Sa chute l’entraîne dans une flaque d’eau. L’insecte se débat un moment en éclaboussant autour de lui puis, fatigué, s’arrête afin de reprendre son souffle. Un brin d’herbe, courbé juste au dessus de l’eau, capte alors son attention. Elle décide de s’en approcher pour l’attraper et échapper ainsi à la noyade.

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Une petite lapine loin de son terrier

Note utilisateur: 4 / 5

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Câline était une jeune lapine vivant avec ses parents, ses frères et ses sœurs dans le terrier familial. Elle aimait trottiner avec insouciance dans la campagne mais les grands de son entourage cherchaient systématiquement à l’en dissuader. Ils lui dépeignaient pour cela les environs comme de véritables coupe-gorge.

- C’est dangereux, ne traîne pas toute seule comme cela.
- Oui, tu pourrais tomber sur un renard qui te croquerait.
- Ou sur un chasseur qui te tuerait d’un coup de fusil.

Avec sa belle nonchalance enfantine, Câline ignorait tous leurs conseils ennuyeux. Elle préférait s’amuser, certaine que rien de fâcheux ne lui arriverait. Dès qu’elle le put, elle échappa à la vigilance des adultes. En quelques bonds, elle était déjà loin.

- Comme ces fleurs rouges sont jolies !

Elle s’en approcha pour mieux les admirer. C’est alors qu’un papillon se posa sur l’une d’elles. Il butina un peu puis reprit son envol. Intriguée, Câline poursuivit sa trajectoire saccadée jusqu’à l’orée de la forêt.

- Coucou ! Coucou !

Câline se souvint d’un oiseau dont son grand frère lui avait parlé.

- C’est sûrement un coucou !

La petite curieuse s’enfonça joyeusement dans les bois en direction du drôle de chant d’oiseau. Elle gambada un bon moment ainsi, jusqu’à ce que le volatile se taise. Elle attendit, tendit ses longues oreilles, mais n’entendit rien de plus que le vent dans les feuillages. Sans qu’elle s’en aperçoive, le ciel avait revêtu sa robe du soir et inondait à présent tout d’une belle clarté orange.

- Il est tard, il faut que je rentre, je vais me faire disputer.

Craignant les réprimandes, Câline s’en retourna prestement d’où elle pensait venir. Après une longue course à travers broussailles et clairières, elle s’arrêta net afin de regarder longuement autour d’elle. Elle ne reconnut pas l’endroit.

- Je suis peut-être venue de là-bas…

Elle bifurqua ainsi plusieurs fois là où bon lui sembla, jusqu’à ce que le jour disparaisse totalement. Les sous-bois, la nuit, c’est moins amusant. Au milieu du sombre silence, il y plein de bruits partout, des formes inquiétantes. Sans savoir où aller, n’osant pas s’arrêter, Câline ne cessa plus de courir. Fatiguée, elle s’arrêta pour se recroqueviller dans un petit recoin, au pied d’un arbre. Elle souffla un peu, commença à s’assoupir, avant qu’un craquement, tout près d’elle, la fasse tressaillir. Elle s’enfuit et continua sa course jusqu’à ce que la fatigue la rattrape de nouveau. Parvenue à la limite de ses forces, elle se blottit sous un fourré et s’endormit.

Quelques heures plus tard, une lumière victorieuse la tira de son sommeil. C’était un joli matin, aussi frais qu’éblouissant, célébré par le concert des oiseaux. En clignant des yeux, elle contempla l’endroit.

- Mais… je reconnais…

Sans le savoir, elle avait fait un petit somme en bordure de la forêt, tout près de son terrier. Soulagée après tant de frayeurs, elle retrouva sa famille. Ses parents et ses amis étaient épuisés par une nuit d’inquiétude et de recherches dans la campagne. Désespérés, ils la croyaient perdue pour toujours. Leur bonheur fut tel en la voyant apparaître qu’ils ne pensèrent même pas à la gronder.

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Une drôle de grosse luciole

Note utilisateur: 5 / 5

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C’était un bel été dont les douces soirées s’étiraient en longueur. Félicie, la petite luciole, vivait dans l’herbe avec ses amies. Ensemble, elles brillaient gentiment sous les étoiles en discutant. Soudain, Félicie vit une grosse luciole, au loin. Elle brillait de mille feux et son éclat la fascina. Félicie décida d’aller la voir de plus près, malgré les mises en garde de ses compagnes.

- N’y va pas, c’est peut-être dangereux.
- Oui, c’est vrai, elle a raison, les humains font des choses monstrueuses qui brillent la nuit et nous grillent en un clin d’œil quand on s’en approche !
- Allez Félicie, reste ! On n’est pas bien ici ?

Après un long périple, elle se retrouva au côté d’une étrange créature. « Qu’elle est énorme ! » se dit Félicie. Intimidée, elle prit son courage à deux mains pour lui adresser la parole.

- Bonsoir.

La grosse luciole ne répondit pas, alors Félicie insista, en vain. « Quelle étrange luciole. » se dit Félicie. « Peut-être parle-t-elle une autre langue. » Félicie tenta donc une petite danse, sans plus de succès. Soudain, un petit « clic » se fit entendre et la grosse luciole cessa de briller. Cet événement laissa Félicie totalement perplexe. Elle attendit jusqu’au bout de la nuit, en s’évertuant à la faire réagir de maintes façons, mais rien de nouveau ne se produisit. Félicie s’endormit à côté de la grosse luciole, bien décidée à percer son mystère.

Le lendemain soir, lorsque Félicie s’éveilla, la grosse luciole était déjà réveillée. Elle inondait son voisinage d’une puissante clarté. Félicie en fit le tour plusieurs fois. Ne trouvant pas la tête à laquelle elle pourrait s’adresser, elle entreprit de tourner sans cesse autour de la grosse luciole. Félicie chanta, raconta des blagues, dansa, poussa ses cris les plus effrayants, tapa bruyamment sur le sol, cogna la carapace de la grosse luciole, chuchota, fit des acrobaties, apporta de bonnes choses à manger, l’arrosa, fit des grimaces, de jolis sourires, des confidences, récita ses tables de multiplications, des poésies. Rien n’y fit. Soudain, le petit « clic » de la veille se fit entendre, et puis plus rien, si ce n’est la nuit noire.

La troisième nuit commença comme la précédente : Félicie émergea de son sommeil sous la lumière de la grosse luciole. Cependant, elle en eut rapidement assez de faire des pantomimes autour de cette créature qui la snobait.

- Pour qui te prends-tu toi ?
- …
- J’en ai marre de faire l’andouille autour de toi pendant que tu m’ignores !
- …
- Puisque c’est comme ça, je m’en vais. Tu es trop fière et trop bête pour que l’on s’intéresse à toi !

Mécontente, Félicie s’en alla en maugréant. Un gros « clac » retentit alors, suivi d’une voix tonitruante : « Robert ! Viens changer l’ampoule du jardin, elle vient de griller ! ».

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La chèvre fleurie

Note utilisateur: 4 / 5

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Fleur de la chanceLucie, la petite chèvre, aimait gambader dans la campagne. En broutant de-ci de-là, elle se retrouva devant une jolie fleur. Elle la regarda et se dit qu’elle devait être bien bonne. Lorsqu’elle s’en approcha davantage pour la croquer, la fleur se mit à hurler de toutes ses forces.

- Non, non ! Ne me mange pas ! Toi, tu as encore de nombreuses années à vivre mais moi, ma floraison ne durera pas. Je t’en supplie, épargne-moi, n’abrège pas ma petite vie déjà si courte !

Étonnée, Lucie s’arrêta tout net. « Une fleur qui parle, ce n’est pas ordinaire » se dit-elle. « Qu’elle est belle… Comme elle doit être bonne à manger… ». Elle se souvint alors de ce qu’elle voulait faire avant d’être interrompue et engloutit la fleur d’un seul coup. Elle la mâcha et l’avala, puis continua son chemin sans plus y penser.

Le lendemain matin, Lucie fut réveillée par des rires. Les chèvres de son troupeau s’esclaffaient bruyamment en la regardant. Son pelage était comme un papier peint à fleurs. En voyant cela, elle reconnu celle qu’elle avait mangé la veille, malgré sa supplique. Elle était maintenant dessinée à l’infini sur les poils de Lucie. Elle eu beau regretter sa gloutonnerie insouciante, rien n’y changea.

Plusieurs jours durant, les autres chèvres ricanèrent en la regardant du coin de l’œil. Lucie était malheureuse. Elle se disait que la fleur l’avait surement été encore plus qu’elle. Les pétales perdirent alors doucement leurs couleurs. Ensuite, ils tombèrent un à un. La fleur fanant, Lucie perdait ses poils colorés. Ne gardant que sa barbiche, elle se retrouva bientôt nue. Les chèvres du troupeau se tordaient littéralement de rire à chaque fois qu’elles l’apercevaient. La fleur était morte après lui avoir joué une sacrée farce. Quand le pelage de Lucie repoussa, elle se promit de ne plus causer du chagrin avec tant de nonchalance.

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Le canard pressé

Note utilisateur: 3 / 5

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C’était le printemps. L’herbe était verte et fraîche. La vache la broutait paisiblement dans le pré, lorsqu’elle entendit une galopade. Elle releva tranquillement la tête et vit un canard qui s’approchait d’elle en courant. Le canard la frôla et passa comme un bolide. Quelques instants plus tard, il disparaissait au loin, derrière une haie. La surprise passée, la vache baissa la tête et retourna à son repas.

Quelques minutes plus tard, le même bruit se fit entendre. C’était à nouveau le canard qui arrivait en courant. Lorsqu’il fut passé, la vache lui demanda pourquoi il courait ainsi. Malheureusement, il était déjà trop loin et n’entendit rien.

Quelques minutes s’écoulèrent avant que le canard ne revienne, toujours à vive allure. Cette fois-ci, la vache s’adressa suffisamment tôt au canard pour se faire entendre. De sa grosse voix, elle claironna : « Canard, où cours-tu ainsi, et pourquoi ? ».

L’entendant, le canard tourna la tête vers elle, sans ralentir sa course. Comme il ne regardait plus devant lui, il percuta un arbre et en mourut. A cause de cela, nous ne saurons jamais pourquoi le canard courait ainsi.

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